Les parrain et marraine de François sont François Tibaut et Marie Gautier. François part de La Rochelle, le 31 mars 1665 où il s'engage devant Teuleron, Notaire de LaRochelle, le 31 mars 1665 pour trois ans. Il serait rémunéré 75 livres par année avec une avance de 30 livres. Il déclarait ne pas savoir signer. Louis Pénigaud et Léon Banchand, clercs, étaient présents et signèrent. Le notaire P. Teuleron signa ausi que Pierre Gaigneur, Marchand. Il s'embarque avec 66 autres rétais à bord du "Cap de Hollande" vers la Nouvelle-France le 27 avril 1665. Après une longue et ardue traversée de l'océan, il s'arrêtait à Gaspé afin d'embarquer à bord de soldats venus des Antilles sur le Brézé. Ceux-ci étaient sous l'ordre de Mr de Tracy, qui devait avec ses hommes se joindre aux troupes du régiment du Carignan. Le Chat de Hollande arrive à Québec le 18 juin 1665. Il repartit le 3 août.
Il travaillera chez Robert Paré à Beaupré comme homme à tout faire Il est considéré comme habitant non déclaré. Au recensement de 1666, il est enregistré comme engagé et domestique. Après avoir complété son stage obligatoire de trois ans à la Côte-de-Beaupré, il acheta une concession qu'il commenca à défricher, y bâtit de rustiques bâtiments où il alla vivre avec sa femme nouvellement arrivée de France., Élisabeth-Agnès Lefebvre. . Leur contrat de mariage fut passé chez C. Becquet, le 3 octobre 1670. Il revendit cette propriété pour aller s'étyablir au Cap-St-Ignace au printemps 1674.En 1675, à peine quelques familles étaient établies le long du fleuve sur la Côte-du-Sud. Quelques seigneuries avaient été concédées à des gens de la noblesse, de hauts dirigeants militaires ou de hauts gradés en Nouvelle-France. Les seigneuries de la Bouteillerie, Rivière-Ouelle, et même certaines seigneuries aussi loin que celle de Bic, avaient été concédés, ou plutôt données en guise de reconnaissance pour services rendus, à des gens qui, pour la plupart, ne les ont jamais habitées ni développées. Pour eux, il s'agissait de territoires de chasse et de pêche. On note qu'à cette période, les nouveaux arrivants venant de la Rive-Nord du St-Laurent, de la Côte-de-Beaupré, en particulier, s'établissaient dans les paroisses de St-Thomas (Montmagny) jusqu'à St-Roch et même à Rivière-Ouelle.
Ce n'est qu'à partir du début du dix-neuvième siècle que la rareté des terres se fit vraiment sentir sur ce territoire qui s'était vivement peuplé depuis déjà plus d'un siècle, incitant les fils d'habitants qui voulaient s'établir sur un lot, défriché ou non, à rediriger vers le bas du fleuve, soit Trois-Pistoles ou même plus loin, là où il y avait de bonnes terres disponibles pour lesquelles les seigneurs étaient prêts à concéder de plus grands avantages aux nouveaux colons qui voulaient s'y établlir avec leurs familles.
.A ses funérailles, le missionnaire Simon Foucault a officié. Dans le registre paroissial, on mentionne que toute la paroisse y assistait. ( Racines rochelaises: histoire et généalogie des Aunisiens vers la Nouvelle-France).
12. Joseph Thibault
A l'automne 1692, le dimanche 5 octobre, naît un garçon nommé Joseph. Il est baptisé le 17 suivant à Cap-St-Ignace, par le prêtre Pierre de Francheville, qui note la présence de Jacques, Bélanger , oncle et parrain ainsi que Françoise Miville, la marraine et Pierre Richard. Par malheur, l'enfant meurt quelques jours plus tard le 21 courant. Présents aux funérailles sont François Thibault et Philippe des Troismaisons. La cérémonie est présidée par le prêtre Pierre de Francheville.. (Bulletin de l'Association des Thibault, volume 7,hiver 1994k, page 21, par Yvon Thibault).
13. Joseph Thibault
A la fin de l'été de 1693, le mardi 8 septembre, naît un garçon nommé Joseph en l'honneur de son frère décédé. Il est baptisé le lendemain à Cap-St-Ignace, par le prêtre Pierre de Francheville, qui note la présence d'Eustache Fortin, le parrain, d'Antoinette Grenier, la marraine, et de Jacques Bernier.(Bulletin de l'Association des Thibault, volume 7, hiver 1994, page 21, par Yvon Thibault).